• Chalon et son histoire

    Chalon et son histoire

    Celle que l’on appelait « Cabillonum » du temps des Romains a vu son visage évoluer au fil de l’Histoire.

CHALON ET SON HISTOIRE

Celle que l’on appelait « Cabillonum » du temps des Romains a vu son visage évoluer au fil de l’Histoire. Les grands temps forts ont façonné une architecture atypique, que l’on découvre avec plaisir et curiosité au cours d’une promenade citadine. Voici quelques points de repère historiques pour vous accompagner dans votre visite

Une situation qui ne laissait pas indifférent

Très tôt, Chalon suscite l’intérêt des hommes, de par son emplacement, au carrefour des pays nordiques et méditerranéens. La proximité avec la Saône est aussi un atout pour l’acheminement de marchandises. Ainsi, dès l’âge du Bronze (2000 à 900 av. J.C), les Eduens (VIIe siècle av. J.C) puis les Romains (1er  siècle av. J.-C.) s’y installent et y développent une activité portuaire, ainsi que la métallurgie et la céramique. Celle que l’on appelle Cabillonum est pavée de voies romaines, ce qui la connecte aux routes passant par les actuelles Autun, Langres et Besançon.

Au Ve siècle, la ville épiscopale

Suite du démantèlement de l’Empire romain aux IVe et Ve siècles, l’Eglise chrétienne place ses évêques à la tête des cités. Chalon devient ainsi, en 449, une ville épiscopale. Elle se développe autour de la cathédrale Saint-Vincent, de son évêché et du Châtelet, palais fortifié construit au milieu du VIe siècle.

Un siècle plus tard, la ville passe sous l’autorité des Francs et le petit-fils de Clovis, Gontran, la choisit comme capitale de son royaume. Il est alors Roi de Burgondie. Il gèrera la ville conjointement avec le pouvoir épiscopal.

Au IXe siècle, sous Charlemagne, les comtes détiennent l’autorité civile et s’installent dans l’ancien palais de Gontran.

Déploiement commercial au XIème siècle

A partir du XIe siècle, les moyens de transports et de paiement s’améliorent. De grandes foires internationales s’installent en Champagne et attirent des marchands d’Italie du Nord et de Flandres. A Chalon, deux foires annuelles sont officialisées en 1237 et en 1280.
Les bourgeois de Chalon participent à l’essor économique de la ville et profitent de l’affaiblissement du pouvoir civil établi : de comtale, la souveraineté sur la ville est devenue ducale au XIIIe siècle : en 1254, les marchands et artisans obtiennent le droit de s’organiser librement ; en 1402, ils acquièrent une maison commune.
Les habitants sont soumis à la triple souveraineté ducale, épiscopale et municipale.

Au XVIème siècle, une ville royale

A la fin du XVème siècle, Chalon est annexée au Royaume de France. Ce dernier la dote d’une nouvelle enceinte en 1555 et d’une citadelle en 1562, autant pour protéger que pour surveiller la ville, après d’âpres luttes entre catholiques et réformés. En 1561, par lettres patentes de Charles IX, la ville élit Jehan Regnauldin, son premier maire pour un an rééligible. L’Eglise met en place une vaste entreprise de reconquête des populations et de nouveaux ordres religieux s’implantent : les Ursulines, les Visitandines, les Capucins, les Jacobines, les Minimes… Parallèlement, la noblesse de robe renouvelle le tissu urbain en construisant les premiers hôtels particuliers. De 1698 à 1713, l’église abbatiale Saint-Pierre est construite.

L’ouverture au monde au XVIIIème siècle

En 1787, la citadelle, symbole de la ville défensive, est démantelée. Cet événement fait suite à la création du quai des Messageries (1772) et au percement du canal du Centre (1778-1791). Le musée Vivant Denon est inauguré en 1821.

Chalon s’ouvre au monde et, au milieu du XIXème siècle, à l’industrialisation. Les bords de Saône sont investis par les chantiers Schneider (1839) et la sucrerie Champonois (1861). La population s’accroissant, la ville s’étend et annexe les bourgs alentours.
En 1896, la classe bourgeoise déserte le vieux centre pour s’installer dans le nouveau quartier du boulevard de la République. Les nouveaux palais de justice et Hôtel de ville sont inaugurés en 1842 et 1845. La modernité et l’hygiène sont à l’ordre du jour. Les rues s’illuminent en 1838 avec l’éclairage au gaz et des cloaques sont mis en égout à partir de 1849.
L’infrastructure majeure du XIXe siècle, le chemin de fer, fait son apparition à Chalon : en 1849, le train circule entre Dijon et Chalon-ville.

XXème siècle : l’accélération

En 1904, la gratuité est accordée aux élèves des écoles primaires et en 1913, le pont Jean Richard est achevé.

Jusqu’au milieu du siècle, Chalon s’accroît selon un axe nord-nord-ouest. La construction de la verrerie Saint-Gobain et de sa première cité ouvrière patronale (1916) ou encore celle de la cité Habitat à Bon Marché (H.B.M) des Charreaux (1929), illustrent ce mouvement d’urbanisation et d’industrialisation.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l’axe majeur se développe au nord-nord-est. L’établissement de la zone industrielle nord est caractéristique de cette évolution (1950). Elle s’étend à l’est de la ville pour rejoindre la zone portuaire créée entre 1946 et 1949.

La croissance est ensuite synonyme de nouveaux équipements : la maison de la culture (1971), le musée de la photographie Nicéphore Niépce (1972), le centre historique piéton (1976, rénové en 2011), le port de plaisance et le golf (1978), l’Espace Nautique (1981, rénové en 2008), puis le pont de Bourgogne ou encore le parc des expositions (1992).

Dès le 25 septembre 1983 : le TGV relie Chalon-sur-Saône à Paris en 2h19.

XXIème siècle : de l’envergure !

Les années 2000 sont l’occasion pour Chalon-sur-Saône de déployer encore son espace urbain, d’imaginer des solutions d’avenir durables et de s’ouvrir davantage au territoire régional et national. L’arrivée de la LGV Rhin-Rhône en 2012 lui permet de relier Strasbourg en 2h20 et le TGV rejoint désormais Paris en 1h15. Le Palais de Justice vient d’être intégralement rénové et le tout nouveau centre hospitalier William Morey offre des soins à la pointe de la modernité, dans un environnement préservé et privilégié.  Pour simplifier les échanges avec les communes alentour, la Ville a également mis en œuvre le Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), le Flash, qui simplifie considérablement les déplacements des Chalonnais et offre une alternative performante à la voiture.